01.11.2008
Le problème de l'objectivité du journaliste
Le journaliste fournit-il une information impartiale ? Si le grand public a une propension à penser que le rôle du journaliste est de fournir une information certes fiable, mais surtout parfaitement objective, force est de constater que la réponse est autre. Une donnée brute peut-être disponible n’importe où, la valeur ajoutée du journaliste est l’analyse qu’il en fait. L’angle utilisé par le journaliste dans la rédaction d’un « papier » est influencé par divers paramètres comme le sujet, le type d’article, la ligne éditoriale de la rédaction ou les pressions extérieures (financières, humaines, judiciaires…). Ainsi, un billet d’humeur ou une critique sont nécessairement subjectifs. De la même façon, pour une même information d’ordre politique ou sociale, un support marqué à gauche politiquement ne traitera pas le sujet de la même façon qu’un titre identifié à droite sur l’échiquier politique, en raison de la ligne éditoriale. Enfin, à part le Canard Enchaîné qui de part son autofinancement (cas rare dans la presse) passe outre toute mainmise potentielle et peut se permettre de faire éclater des vérités sur tous les sujets même sensibles, la plupart des titres est soumise à certaines contraintes. En raison de partenariats avec certaines marques ou d’un fort relationnel avec certaines personnes, l’impartialité n’est pas de mise. Si le journaliste SAIT des choses, il ne les publie pas forcément pour toutes ces raisons.
21:04 Publié dans journalisme d'influence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mémoire, journalisme, ie
01.03.2008
Le journalisme d'influence dans les médias
Suite du dossier "journalisme d'influence", avec cette fois un focus sur les médias.
Journalisme d’influence dans les médias ou quand les médias parlent des médias : intéressante mise en abyme.
Que ce soit l’ex-paria Morandini (blog, direct8, europe1), Schneidermann (anciennement sur France 5, maintenant sur Internet) ou Garrigos & Roberts (blog et journal Libération), certains journalistes parviennent à acquérir une légitimité (contestée) pour passer leurs collègues au microscope et par voie de conséquence, influencer le petit milieu des médias.
Légitimité toutefois contestée puisque les informations, analyses et opinions diffusées par ces supers-journalistes ont beau être suivies de près par l’ensemble de la profession (un peu de veille…), il n’en reste pas moins déplaisant pour celle-ci d’être décortiquée comme elle décortique l’actualité. Déplaisant car risqué : ces grands gourous des médias exposent les failles professionnelles de leurs collègues au grand public, apportant parfois un discrédit sur les reporters et par extension un discrédit sur leur journal d’appartenance.
Légitimité contestée aussi par la motivation même de ces supers-journalistes qui s’apparente à une subjectivité problématique qui laisse apparaître trois hypothèses : sont-ils animés par la possibilité de faire de leur espace d’expression un terrain d’acharnement où le règlement de comptes est roi (et donc le discrédit du journaliste incriminé vis-à-vis du public) ? A contrario, sont-ce des zélateurs tout désignés pour défendre leurs petits copains du milieu ? Ou jouent-ils simplement leur rôle d’éveilleur de conscience ?
Ces questions sont d’autant plus pertinentes qu’elles interviennent dans un contexte singulier : à titre d’exemple, l’émission de J2M sur Europe 1 est l’émission référence des annonces exclusives, la plateforme des phrases chocs qui seront reprises dans le reste de la presse. Monsieur Morandini est par conséquent incontournable pour les habitués, néanmoins ce même Jean-Marc ne compte plus ses ennemis, Schneidermann en tête. Un doute plane donc sur le traitement de l’information.
Alors, le journalisme d’influence version médias : vrai contre-pouvoir ou art délicat de la manipulation ?
Allyson
14:45 Publié dans journalisme d'influence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, journalisme, influence, morandini, schneidermann, manipulation, légitimité
Le journalisme d'influence dans la culture
Suite de notre synthèse d'un article consacré au journalisme d'influence.
La culture est un champ tellement vaste que pour éviter qu’il ne reste en jachère, des prescripteurs sont nécessaires. C’est là qu’interviennent les journalistes d’influence, liens entre le milieu parfois communautaire de la culture, et le grand public souvent néophyte, ils présélectionnent les produits qui valent le détour, selon eux. Sont-ils indispensables ? Oui, si on prend l’exemple de la rentrée littéraire qui a connu en 2007, la parution de 727 livres en quasi-simultanée. Dans ce genre de situation, il semble alors difficile de choisir, d’où l’utilité d’avoir un intermédiaire légitime. Ces journalistes ou assimilés sont donc de véritables prescripteurs à l’influence non négligeable eu egard la pléthore de produits culturels. Ces experts font et défont une œuvre : ils maitrisent le cycle de vie du produit culturel. Ainsi, par exemple « still life », le premier film d’un réalisateur chinois, encensé par la critique, a suscité l’intérêt de 200 000 personnes grâce au bouche-à-oreille. De Caunes dans les années 80 avec « les enfants du rock » ou Philippe Manœuvre aujourd’hui, rien que pour la musique : leur opinion crée les tendances musicales. De la même manière, Frédéric Taddéi avec son émission « Ce soir ou jamais » commence à servir de référence, tout comme Jérôme Garcin et son émission sur France Inter.
Constatons donc que pour ce domaine, les journalistes influencent le grand public non pas en ouvrant un quelconque débat mais en servant de filtre pour le public.
Allyson
14:40 Publié dans journalisme d'influence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, journalisme, influence, littéraire
18.02.2008
Le journalisme d'influence : domaines politique, économique et social
En réaction à un dossier consacré au journalisme d'influence, publié dans Le Nouvel Economiste (15 novembre 2007), notre envoyé spécial Alexandre nous propose une synthèse de plusieurs types de journalisme d'influence : dans le domaine politique, économique et social.
INTRODUCTION
Dans notre monde où nous vivons au rythme de la globalisation, nous avons affaire à une information massive (infobésité) qui peut entraîner parfois une certaine désinformation.
Le journalisme d’influence essaie d’endiguer ce phénomène.
Une typologie permet de dresser quatre catégories de journalisme : actualité, investigation, éditorial et l’influence.
Qu’est-ce que le journalisme d’influence ?Le journalisme d’influence est une forme de journalisme qui sert à faire réfléchir et provoquer un débat. Il se doit d’être transparent (à savoir, n’être ni sectaire, ni partisan) et relayer une information objective.
Une relation est créée entre le journaliste et son lectorat (ou audimat) grâce à la confiance et à la durée qui les uni. Ses écrits influent parfois sur la réflexion de certains dirigeants, qu’ils soient politiques ou économiques.
Le journalisme d’influence ne souhaite pas faire les « gros titres » à tout prix, contrairement au journalisme d’actualité.
Selon Paul Robin Krugman (publie au New York Time) le journalisme d’influence a disparu aux USA car il est devenu beaucoup trop partisan et prend peu de recul par rapport à la prise d’information, surtout depuis le 11 septembre 2001 et la guerre en Irak où les différents médias se rallient à la politique du gouvernement.
Le journalisme d’influence est opposé au journalisme de connivence (idéologique et de copinage).
Les journalistes d’influence sont (selon Jean Daniel, fondateur du Nouvel Observateur) des journalistes intellectuels qui sont imperméables aux pressions partisanes ou idéologiques.
Domaine POLITIQUE
Les journalistes d’influence liés au domaine politique ont une reconnaissance dans le métier grâce à leur longévité, à leur intégration dans le milieu politique et à la relation qu’ils entretiennent avec les politiques. Ils sont reconnus et craints par les politiques car ils influencent leur propre audimat ou lectorat, comme Franz-Olivier Giesbert, reconnu pour donner son point de vue fort.
Domaine ECONOMIQUE
Le pouvoir économique doit résister aux influences extérieures, car rien ne doit interférer entre le journaliste et son écrit (son champ d’action) afin de retranscrire la réalité de façon objective avec son propre point de vue, qui peut être parfois fracassant !
Domaine SOCIAL
C’est une rubrique malmenée, avec une identité mal définie, à la fois entre l’économie ou la politique. Pour exister, les journalistes sociaux ont appris à se serrer les coudes face à leurs interlocuteurs – partenaires ou ministères sociaux – guère mieux lotis qu’eux en ces temps de disette budgétaire et de remise en cause des avantages acquis. Des temps difficiles qui donnent une prime aux tempéraments énergiques et polyvalents. Si le journaliste social doit être un peu tout à la fois : juriste, sociologue, politique.
Merci à Alexandre pour sa participation.
01:25 Publié dans journalisme d'influence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme d'influence, économie, nouvel économiste, social, politique
20.01.2008
La mort de la culture française, à qui profite le crime?
L’initiative de cet article ne vient pas de l’auteur Donald Morrison, ancien chef de bureau de Time magazine à Hongkong vit à Paris depuis quatre ans et fréquente la France depuis trente-cinq ans, mais d’un brainstorming au siège du Time Europe, à Londres. Il faut savoir que cet article n’a pas été prévu dans la version américaine du Time magazine et ne le sera vraisemblablement pas. Par contre, il est paru le 04/01/08 dans Time Asia, dans sa version asiatique.
De deux choses l’une, soit effectivement la culture française est vraiment morte et enterrée et elle n’intéresse plus personne, soit cette mort annoncée est erronée et n’a de finalité que de provoquer un électrochoc aux français. Ce qui aux vues des réactions aussi nombreuses que vives est plutôt réussi.
Néanmoins, au regard du nombre d’artistes présents sur la scène internationale, cela parait improbable. Preuve en est, s’il en fallait une, le 15 janvier dernier, Marion Cotillard a été récompensée par le golden globe de la meilleure actrice pour son rôle d’Edith Piaf dans « La môme » d’Olivier Dahan. Ainsi que « Le scaphandre et le papillon » film franco-américain réalisé par Julien Schnabel (américain) tourné en langue française, a obtenu deux récompenses dont celui du meilleur film en langue étrangère. Comme quoi la langue française n’est pas toujours un frein à l’exportation. De plus cela répondait à une volonté du réalisateur de tourner avec des acteurs français, en France et dans la langue de Molière.
Certains prétendent que cela correspond à un cycle récurrent, tous les quatre ou cinq ans, les États-Unis sont pris d’une fièvre anti-française que l’un de leurs grands médias se charge de communiquer à grands cris. Comme l’article est issu de la version européenne du magazine et qu’il n’est même pas paru dans la version américaine, cela ne tient pas. Par ailleurs, les artistes, concepteurs, designers, architectes d’intérieurs…français fonctionnent très bien là-bas. Beaucoup s’y sont installés et font fortune.
M. Morrison dans son article stigmatise la culture française par des clichés parfois un peu dépassés comme ses références au cinéma de la Nouvelle Vague des années 1960 avec François Truffaut et Jean-Luc Godard. Qui entre nous soit dit, ne devait pas être non plus à la portée de tous ! Non, Monsieur, la littérature française ne se limite pas à Molière, V.Hugo, Balzac, Flaubert, Proust, Sartre, Camus ou Malraux, ni la musique à Debussy, Satie, Ravel, Milhaud, Charles Trenet, Charles Aznavour, Edith Piaf ou Johnny Halliday. Sans doute, avec ces maladresses, a-t-il voulu nous interpeller sur les failles de notre système culturel. Si bien que les éditions Denoël lui ont proposés d’approfondir son analyse sur le sujet dans un livre, ce qu’il a accepté et dont la parution est prévue pour la rentrée prochaine.
Une chose est sûre, c’est que la culture est à la fois le reflet et la vitrine de la santé économique d’un pays. D’une part, elle favorise les échanges commerciaux car elle représente en tant que vitrine, le savoir faire passé, actuel et futur du pays. Elle marque plus facilement les mémoires collectives parce qu’elle touche à l’émotionnel, ce qui reste dans l’inconscient et ressurgi au moment opportun. C’est la raison pour laquelle M. Sarkozy s’emploie si activement à restaurer son rayonnement. Un, qui avait bien compris cela, c’est Louis XIV qui pour tenir sa cour et les monarchies européennes en respect, a construit Versailles pour « éblouir » le monde. Ce qui a bien donné le résultat escompté. Par ailleurs, il a relancé l’économie avec Colbert, en confiant la construction à des entrepreneurs privés. Notamment la réalisation de la galerie des glaces qui a donné naissance à la société Saint Gobain, qui a rompu alors avec la tradition artisanale des manufactures en organisant la production de la glace selon une logique industrielle et s'empare d'un quasi-monopole en Europe au 18ème siècle détenu alors par Venise. Et d’autre part elle est le reflet de notre société qui rencontre des difficultés à s’adapter à la mondialisation, sans doute parce qu’elle provient du modèle anglo-saxon.
Notre système n’est pas parfait, mais heureusement qu’il est là pour permettre à des œuvres singulières d’exister sans quoi si cela devait dépendre du marché alors cela ne serait plus qu’un produit marketing. Et ce serait sans conteste la mort de l’art !
Dernier point sur lequel M.Morrison a raison, c’est le fait que nous n’exploitons pas assez la richesse de notre diversité culturelle, tant au niveau régional qu’au niveau des français qui ont des origines étrangères proches et dont le mélange naturel représente le nouveau visage français. C’est pourquoi, au lieu de nous tourner vers le passé et son déclin nous devrions plutôt profiter de ce nouveau souffle pour nous ouvrir au monde et faire de cette diversité notre réalité. Et continuer à faire de la culture française une exception.
Alors, à qui profite ce crime?
Une chose est sûre, si elle était morte on en parlerait plus ! Le fait qu’on en parle est plutôt signe qu’elle représente encore une menace pour d’autres qui la préféreraient l'enterrer. Au Time magazine dont les coups éditorialistes sont coutumes ? Tout a fait vraisemblable, cependant, ce coup publicitaire et cette remise en question nous profitent aussi, à condition qu’ils ne restent pas sans suite.
Cécile.
08:55 Publié dans On rebondit sur un article... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, mort, crime, produit, economique, enjeux, anti-français
The death of French culture
Le Time magazine dans son édition européenne du lundi 3 décembre 2007 évoque la mort de la culture française. Le journaliste Donald Morrisson crée alors la polémique et la presse française s’empresse de réagir. Le sujet touche les consciences, la France a toujours été intimement liée à la culture, et les réactions du Monde, du Figaro et de Libération prouvent que cette couverture a pour le moins fait réagir. On peut poser deux problématiques, la première consiste à savoir si les affirmations de ce journaliste américain sont fondées, la seconde à comprendre les véritables enjeux et impacts recherchés par les décideurs du Time magazine.
Nous étudierons donc dans une première partie les arguments avancés par la presse française en réponse à cette « agression » du Time magazine, et dans une seconde partie nous tenterons de comprendre les enjeux des différents protagonistes.
Les principaux arguments avancés par le Time sont les suivants : 727 nouveaux romans à la rentrée, mais seulement une douzaine traduits aux Etats-Unis chaque année, près de 200 films par an produits en France, mais près de 50% des recettes du box-office pour le cinéma américain. D’autre part, le français n’est que la douzième langue parlée au monde. Autant d’arguments qui ne peuvent être révélateurs de l’état de la culture française. Comme le souligne le Figaro, « la culture n’est pas déterminée par le box-office de la semaine, elle s’exerce sur la durée ». Mais si l’époque de la nouvelle vague est finie, elle a permis à bon nombre d’artistes de se révéler. Les cinéastes français sont particulièrement appréciés à l’étranger, Jacques Audiard avec « De battre mon cœur s’est arrêté », Matthieu Kassovitz avec « La Haine » ou encore Luc Besson qui voit l’ensemble de ses films traduits dans plus de 100 langues.
Si « la nouvelle vague » était considérée par les américains comme étant le renouveau du cinéma, sa disparition a permis à bon nombre d’artistes de s’exprimer sans pour autant répondre a des normes pré-établies. Si la France ne possède plus de Jean-Luc Godart ou de François Truffaut, elle dispose de bien d’autres richesses. La France recèle de talents, Albert Dupontel, Jacques Audiard, Gaspar Noé, Matthieu Kassovitz, Luc Besson, Florent Emilio Siri, Jean Pierre Jeunet, Jan Kounen, JJ Annaud…autant de réalisateurs qui sont pour la plupart appelés par les grandes boites de production américaines afin de réaliser des « films américains ». Certes les films français s’exportent mal à l’étranger mais les cerveaux sont fréquemment appelés pour réaliser des films au-delà de nos frontières.
Si Johnny Hallyday était notre seul représentant à l’étranger, ce serait l’apocalypse, pire la mort de la culture française. Heureusement il n’en est rien, si la littérature française s'exporte mal aux Etats-Unis malgré la densité de sa production annuelle, c'est surtout parce que "le pays s'est barricadé entre quatre murs et a perdu son intérêt pour le monde extérieur", écrit une journaliste du « Guardian ». Seuls 2,1% des livres publiés outre-Atlantique sont des traductions. Une forme de "chauvinisme" auquel Agnès Poirier oppose la "curiosité des lecteurs français". Que ce soit "Daft Punk, Stardust, Etienne de Crecy ou Mojo, toutes les grandes figures de la French House sont internationalement respectées", souligne le correspondant de The Independent à Paris, John Lichfield. Ouff, on sait désormais que les étrangers ne voient pas en nous que des mangeurs de pain, portant des t-shirts aux couleurs criardes qui arborant Johnny Hallyday.
La presse française et même anglo-saxonne ont donc décidé de répondre à la couverture du Time, et ont même réussi à nous convaincre que la culture se portait toujours aussi bien et dans toutes les spécialités, la littérature, la musique, le cinéma, la bande dessinée…
Ici, l’on ne peut parler d’action de lobbying de la part du Time mais plutôt d’action d’influence. Ici la France a du mettre en place un réseau d’influence afin de discréditer la désinformation du journal américain en passant par la contre information. Mais il reste encore une question qui nécessite une réponse : pourquoi cette couverture ? S’agissait-il de déstabiliser le gouvernement, de discréditer l’effet de notre culture sur l’extérieur, de déstabiliser l’ensemble d’un système très nombriliste ou même tout simplement de choquer afin de vendre un maximum d’exemplaires. La question reste entière et la réponse nécessite une étude plus approfondie qui nous permettrait de déterminer le rôle des actionnaires du Time entre autres.
Godeffroy, notre invité.
08:40 Publié dans On rebondit sur un article... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arts, culture, France, réactions












